Ecrit nocturne. Ou diurne.

J’écris en ce moment, mais surtout des bribes, des morceaux, des débris. La tonalité est souvent la même. Je n’arrive pas à m’en défaire. Les mêmes mots reviennent sans cesse. « Pourpre », « déflagration », « peut-être », « obscure », « exquis », « sublime ». Peu de sens les lie les uns aux autres, et pourtant ils s’immiscent dans toutes mes esquisses. Alors j’ai pris le temps du silence, pour laisser reposer mes écrits. L’image est stupide, éculée. Il n’y a pas de levure dans les mots. La syntaxe française est rigide, froide, et plus on prend du recul sur ce qu’on a écrit sur une feuille, plus les lignes se confondent et ne forment plus qu’un tas d’encre bleue. J’en ai fait l’expérience. Mais je m’égare.

Je voulais juste vous dire bonne nuit initialement.
Sarah G.

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